Mariage forcé : Caridad lutte contre un fléau au Burkina Faso

Voici presque 8 ans que Caridad lutte contre le fléau du mariage forcé au Burkina Faso. L’association soutient financièrement le foyer Sainte-Maria-Goretti tenu par les religieuses de l’Immaculée Conception à Kaya dans le nord-est du pays.

Le foyer Sainte-Maria-Goretti amène sécurité et avenir aux jeunes femmes fuyant le mariage forcé. (© Irénée de Poulpiquet)

Le mariage forcé des jeunes filles au Burkina Faso, comme ailleurs, est le triste résultat de phénomènes bien connus.

À l’origine des mariages forcés

La pauvreté est le premier des phénomènes. Les parents en difficulté financière marient leurs enfants de manière précoce.

L’inaccessibilité à l’éducation des jeunes filles est un des autres facteurs. Elles sont privées de la liberté d’un avenir instruit et donc d’un métier. Le mariage forcé est donc à nouveau la solution choisie.

Bien évidemment les guerres, les violences, les migrations dues aux conflits et l’insécurité en général favorisent aussi les mariages forcés.

Enfin, la culture patriarcale contribue aussi à ce type de mariage.

D’après le Programme mondial UNFPA-UNICEF visant à mettre fin au mariage d’enfants pour le Burkina Faso, ce pays « compte 2,8 millions d’enfants mariées, dont 548 200 qui l’ont été avant l’âge de 15 ans. À l’heure actuelle, le taux de prévalence du mariage d’enfants (mariage avant l’âge de 18 ans) chez les filles s’élève à 52 %. Ce chiffre est plus élevé que dans de nombreux autres pays, et peu d’éléments attestent de progrès vers la réduction de la prévalence du mariage d’enfants au cours des 25 dernières années, malgré des efforts continus en ce sens.1 »

Lutte contre le fléau du mariage forcé au Burkina Faso : Caridad agit !

En 2018, Caridad a décidé d’agir et de soutenir financièrement le foyer Sainte-Maria-Goretti de Kaya tenu par les religieuses de l’Immaculée Conception.

Les sœurs apportent la sécurité aux jeunes femmes. Elles leur rendent leur dignité et préparent leur avenir par l’instruction et la formation à un métier.

La formation à un métier est fondamentale pour offrir un avenir indépendant aux pensionnaires du foyer. (© Irénée de Poulpiquet)

La communauté a une triple mission : humaine par le secours des femmes, spirituelle par l’évangélisation et économique. Les sœurs accueillent, apaisent et donnent aux femmes en détresse la possibilité de vivre de leur travail.

Alors que les besoins des religieuses sont immenses et les ressources limitées, Caridad soutient financièrement aujourd’hui à hauteur de 30 % du budget du foyer.

La formation à un métier est fondamentale pour offrir un avenir indépendant aux pensionnaires du foyer. (© Irénée de Poulpiquet)

Source : 1 UNICEF, « Child marriage country profiles : Burkina Faso », 2022.

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