RDC : une porcherie pour sauver le grand séminaire

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Grand séminaire de Boma
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La cloche sonne au séminaire provincial de Boma (République démocratique du Congo). Les cours viennent de prendre fin. Dans la cour au sable ocre, les séminaristes s’égaient pour aller vaquer à leurs tâches. Au milieu d’eux, un personnage se détache, il s’agit du père Élie Ntedika Nzau. Économe du grand séminaire, l’abbé Élie a la tête des mauvais jours. Un grand malheur vient de s’abattre sur l’établissement.

La porcherie qui fournissait la majeure partie des revenus du centre de formation a été ravagée par une épidémie de peste porcine africaine. Ce sont en tout 125 cochons qui sont morts en quelques jours. Une véritable hécatombe.

Cette porcherie, le père Élie en était très fier. C’est lui qui en avait été à l’origine. Cette création répondait à un double objectif pour lui :
• Assurer l’autosuffisance de l’approvisionnement en viande des séminaristes.
• L’autofinancement par la vente régulière de cochons.

En plus de cet élevage, le père Élie a également développé d’autres activités rémunératrices ou permettant à l’établissement de réduire ses dépenses, notamment d’approvisionnement en nourriture. Ainsi, des arbres fruitiers, un grand potager, des plants de maïs et de manioc ont peu à peu vu le jour autour des bâtiments. Mais tout cela reste bien insuffisant pour couvrir les besoins de l’établissement.

Face à cette catastrophe, le père Ntedika Nzau refuse de baisser les bras et de perdre l’espérance.

Aujourd’hui, une trentaine de jeunes sont présents au grand séminaire de Boma. Dans un diocèse comptant 44 paroisses rassemblant près de 800 000 catholiques, il est impensable pour lui que le séminaire soit obligé de fermer à cause de problèmes financiers.

Si la plupart des familles des accueillis sont dans l’incapacité de verser la moindre contribution aux frais de formation de leur fils, alors c’est à l’Église de trouver de quoi pallier à ce défaut.

Les étudiants du grand séminaire de Boma (RDC)

Mais avec la perte de la porcherie, comment faire ?

Aujourd’hui, il ne reste plus que quatre porcelets, une truie et un cochon dans la porcherie du séminaire. Il faut donc repartir de zéro.

Si la peste a pu se propager dans le précédent cheptel, c’est aussi parce que les bâtiments où il était sont clairement vétustes. Avant de racheter un nouveau troupeau, des travaux de rénovation sont indispensables. Si vous pouviez entrer dans la porcherie actuelle, vous verriez les trous dans le toit, les problèmes d’assainissement, le système d’écoulement de l’eau qui fonctionne partiellement, etc. Tout est à refaire !

Avec l’aide de Caridad, le père Ntedika Nzau va pouvoir profiter de la situation pour rénover les bâtiments, les agrandir et les désinfecter.

Poutres, ciment, sable, tôles, chaux… Tout le nécessaire pour réhabiliter de fonds en comble la porcherie du séminaire a été prévu par les entreprises contactées par le père Élie. Des plans ont également été dessinés.

Tout a été pensé pour que le futur chantier soit une réussite. Les cochons qui seront accueillis dans la nouvelle porcherie disposeront de conditions de vie devant éviter le développement d’une autre épidémie.

Sans l’aide de Caridad, ce beau plan ne peut tout simplement pas voir le jour pour l’instant. En effet, le budget ne permet pas de lancer les travaux. Et cela n’arrange pas le conseil du grand séminaire qui doit toujours payer les professeurs, la nourriture des séminaristes, leurs fournitures, etc.

Aujourd’hui, leur seule solution est de se tourner vers Caridad.

Votre don permettra de financer les travaux et d’acheter de nouveaux cochons.

Au-delà de la porcherie, c’est pour permettre à des jeunes hommes de se préparer à leur vocation sacerdotale dans les meilleures conditions possible que Caridad apporte son soutien au grand séminaire de Boma.