Caridad mène une aide au développement qui se veut efficace grâce à un système de microcrédits et de microprojets. Depuis 2020, elle soutient un programme de microprojets avec les religieuses des missions étrangères chargées du centre pour lépreux de Rawhakuppam en Inde. Depuis 2022, elle a aussi lancé un programme de microcrédits à Madagascar. Elle agit avec les cisterciennes de Campénéac et les Petites Sœurs de l’Assomption, toutes installées à Fianarantsoa dans le sud-est de l’île.

(© Irénée de Poulpiquet)

(© Irénée de Poulpiquet)
Microcrédits et microprojets : de quoi s’agit-il ?
Les programmes de microcrédits et de microprojets contribuent de manière significative à la réduction de la pauvreté dans le monde. Ils permettent l’accès au financement pour les populations défavorisées.
Les microcrédits et les microprojets :
- Stimulent l’entrepreneuriat et les activités génératrices de revenus.
- Améliorent l’accès à l’éducation, à la santé et aux services de base.
- Renforcent l’autonomisation des femmes dans des sociétés souvent patriarcales.
Le succès de ces programmes dépend cependant fortement des systèmes d’accompagnement et de la prise en compte des spécificités locales.

(© Irénée de Poulpiquet)

(© Irénée de Poulpiquet)
Microcrédits à Madagascar : les résultats sont-ils au rendez-vous ?
Madagascar est un pays où 3 habitants sur 4 vivent sous le seuil de pauvreté. Le revenu journalier y est de 1,68 € par tête.
Chaque microcrédit accordé permet aujourd’hui à une famille entière de subvenir à ses besoins grâce à son travail. Mieux encore, le développement de petites entreprises favorise l’embauche et sort d’autres foyers de la misère.
À notre soutien annuel s’ajoutent les remboursements des prêts des années précédentes. Davantage de familles bénéficient alors d’un microcrédit. Ce système profite largement aux plus démunis.
Les dons des bienfaiteurs de Caridad ont un impact très fort sur le sort des pauvres de Madagascar mais aussi sur le développement économique des localités concernées.


Microprojets en Inde : où en est-on concrètement ?
Les pauvres représentent 15 % de la population indienne. Et la lèpre gangrène l’Inde, qui est l’un des pays les plus touchés par ce fléau. Selon l’OMS, 108 000 nouveaux cas sont diagnostiqués en 2023 en Inde, soit près de 60 % des nouveaux cas dans le monde cette année-là.
Les religieuses des missions étrangères offrent aux lépreux l’opportunité de se réinsérer professionnellement et socialement. Ainsi ils prennent un nouveau départ par le développement d’une activité économique ou agricole.
Grâce au financement de Caridad, les sœurs ont mis en place une politique d’aide à la création de mini-entreprises : à savoir des microprojets de réinsertion économique pour l’avenir des lépreux et des défavorisés en Inde.
Les religieuses sélectionnent des projets professionnels précis portés par des demandeurs. Elles achètent ensuite ce dont ont besoin les futurs bénéficiaires : soit des animaux pour démarrer un élevage, soit des animaux producteurs de lait (vaches ou chèvres) ou des machines (ex. : machine à coudre, machine pour couper la pierre, etc.) pour leur activité, soit même les moyens d’ouvrir un commerce (ex. : point de vente de noix de coco, épicerie, boutique de vêtements, etc.).

Microcrédits et microprojets : une aide au développement efficace !
Depuis 2020, Caridad a aidé environ 250 lépreux en Inde à se réinsérer socialement et économiquement, soit environ une cinquantaine par an.
En 2024, ce sont 56 entrepreneurs malgaches (briquetiers, éleveurs, commerçants, etc.) qui ont lancé leurs activités grâce aux dons des bienfaiteurs de Caridad. Pour la plupart des familles, les revenus issus des activités des parents permettent de scolariser leurs enfants.



