Depuis 2018, Caridad aide le foyer Sainte-Maria-Goretti de Kaya à accueillir et à construire l’avenir des jeunes femmes fuyant le mariage forcé dans le nord du Burkina Faso.
Le mariage forcé est un fléau encore bien présent au Burkina Faso. Il est encore aujourd’hui l’un des pays avec le taux de prévalence de mariage forcé le plus élevé.
Le mariage forcé nie toute liberté et dignité aux jeunes filles, les réduisant à une simple monnaie d’échange contre un peu d’argent ou quelques ares de terrains agricoles.
C’est pourquoi Caridad a décidé d’agir et de soutenir financièrement le foyer Sainte-Maria-Goretti de Kaya.

Foyer Maria Goretti : l’espoir d’un avenir meilleur pour les jeunes femmes.
En 1952, les religieuses de l’Immaculée Conception fondent le foyer Sainte-Maria-Goretti à Kaya. Depuis lors, elles ont recueilli plus de 7 000 jeunes femmes fuyant le mariage forcé. Chaque année, une centaine de jeunes filles y séjourne.
La communauté a une triple mission : humaine par le secours des femmes, spirituelle par l’évangélisation et économique. Les sœurs accueillent, apaisent et donnent aux femmes en détresse la possibilité de vivre de leur travail.

Parmi ces jeunes femmes, beaucoup sont analphabètes quand elles arrivent. Les sœurs leur apprennent alors, dès les premiers jours, les rudiments de la lecture et de l’écriture.
Puis après quelques mois au foyer, les sœurs, malgré leurs maigres revenus, essayent d’inscrire un maximum de leurs pensionnaires aux cours du soir à l’école privée de Kaya. Elles apprennent ainsi à lire, écrire, compter pour ensuite se former à un métier.
En plus de l’hébergement et de l’éducation, il faut prendre en charge leur santé : beaucoup arrivent blessées, sous-alimentées, victimes de violences physiques et psychologiques.



Depuis 7 ans, le soutien de Caridad est fondamental pour construire l’avenir des jeunes femmes fuyant le mariage forcé.
Depuis 2018, Caridad vient en aide au foyer. L’association contribue à construire l’avenir des jeunes femmes fuyant le mariage forcé. Elle leur permet d’être scolarisées, puis de suivre ensuite des formations professionnelles pour obtenir un diplôme. L’objectif étant qu’elles puissent voler de leurs propres ailes.
Les besoins des religieuses sont immenses et les ressources limitées. Alors le soutien de l’association, qui représente aujourd’hui 30 % du budget du foyer, est crucial.
Tandis que de nombreux établissements scolaires ferment à cause de l’insécurité, engendrant une hausse du nombre de mariages forcés, les dons de nos bienfaiteurs permettent au foyer de rester un refuge pour les femmes en détresse.
Les besoins étaient déjà importants. Ils le sont encore plus depuis quelques mois. En effet, des groupes djihadistes sèment la terreur, multipliant les attaques contre les populations civiles dans le nord du Burkina Faso. Ces violences ont forcé plus de deux millions de personnes à fuir leur foyer, laissant tout derrière elles pour tenter de survivre.


