GÉORGIE : LA RUINE FINANCIÈRE OU LA SANTÉ 

 Dans les villages de Khizabavra et de Vargavi en Géorgie, perchés dans les montagnes du Caucase, 250 habitants vivent dans un dénuement profond. Ils sont privés des soins médicaux les plus essentiels. Dans cette partie de la Géorgie, un dilemme de taille amène les habitants à choisir entre la ruine financière ou la santé.

Isolés, les habitants de Khizabavra et de Vargavi trouvent un solide soutien dans le père Akaki. (© Irénée de Poulpiquet)

Combien d’autres, isolés et vulnérables, souffrent, comme eux, en silence, de maladies cardiaques, d’hypertension, de diabète ou de cancers ?

Le sort inquiétant des plus vulnérables !

Des personnes renoncent à se faire soigner. Elles n’en ont tout simplement pas les moyens.

Il faut dire que dans cette région, 18 % de la population vit avec à peine plus de 2 € par jour. Dans ces conditions, vous imaginez bien que se soigner devient un luxe. La prise en charge par la Sécurité sociale est bien trop faible tandis que les complémentaires santé sont financièrement inaccessibles.

En Géorgie, un ménage sur six s’endette lourdement pour pouvoir acheter des médicaments. Ça n’est pas tout : les infrastructures médicales sont quasi inexistantes dans les zones rurales. Le personnel soignant est quant à lui dramatiquement insuffisant.

Ainsi, quand un villageois arrive à mettre quelques sous de côté pour payer un traitement, une nouvelle difficulté apparait : trouver une pharmacie.

À Khizabavra, à 1 500 m d’altitude, comme à Vargavi, qui culmine à près de 1 800 m, les habitants doivent parcourir des kilomètres pour espérer acheter des médicaments. Il y a un minimum de 2h30 aller-retour.

Les habitants de Khizabavra et de Vargavi doivent parfois faire des dizaines de kilomètres pour trouver une pharmacie. (© Irénée de Poulpiquet)

Terrible dilemme en Géorgie : la ruine financière ou la santé

Les habitants de ces contrées isolées sont seuls face à ce terrible dilemme aux conséquences néfastes :

  • ne pas se soigner et laisser le mal envahir leur quotidien au risque de mettre en péril leur santé et même leur vie.
  • accéder à quelques soins au risque de se ruiner et de ne plus pouvoir ni nourrir sa famille ni continuer d’éventuels traitements et soins nécessaires ou vitaux.

Il n’est pas juste qu’au XXIe siècle des personnes soient contraintes d’abandonner tout espoir de guérison par faute de moyens.

Le père Akaki en soutien aux habitants de Khizabavra et de Vargavi. (© Irénée de Poulpiquet)

Face à cette détresse, Caridad agit.

Caridad agit pour améliorer l’accès aux soins, lutter contre l’exclusion sanitaire et prévenir un appauvrissement. Celui-ci est toujours plus grand chez nos frères catholiques, isolés et oubliés dans les confins du Caucase géorgien.

C’est pourquoi, depuis 2019, notre association fournit annuellement une aide financière à l’administration apostolique du Caucase pour la Géorgie. 

Grâce à la générosité des bienfaiteurs de Caridad, le père Akaki, prêtre camillien dont la vocation est de servir les malades et les pauvres, peut chaque mois acheter des médicaments. Il les distribue aux habitants les plus vulnérables de Khizabavra et de Vargavi. 

L’ecclésiastique, avec qui Caridad échange régulièrement, a évoqué une amélioration de santé des familles aidées grâce à l’action de l’association. Mais il nous sollicite encore régulièrement car de nombreuses personnes sont encore dans le besoin le plus vital.

Le père Akaki, prêtre camillien (© Irénée de Poulpiquet)
Église de Khizabavra (© Caridad)

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