Coulée de boue au Népal : une urgence humanitaire majeure

Mercredi 26 août 2026, le district de Rasuwa au Népal et une partie de la frontière commune avec le Tibet chinois sont en proie à une coulée de boue gigantesque. Une catastrophe naturelle sans précédent. Sur un versant de la montagne Langtang Lirung, la rupture d’un glacier provoque un tsunami de boue emportant tout sur son passage dans les rivières en aval.

Le Népal, enclavé entre la Chine au nord et l’Inde au sud et sur ses flancs est et ouest, est un pays où 20 % à 25 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Répartis entre la plaine du Gange dans le sud du pays et les huit (sur dix) plus hautes montagnes au monde dans le massif de l’Himalaya au nord, dont le mont Everest, les habitants du pays font fréquemment face à des inondations, des glissements de terrain (surtout en période de mousson de juin à octobre) et une forte activité sismique.

Coulée de boue au Népal : bilan humain considérable

Le cataclysme qu’a subi le Népal s’est déroulé à 45 kilomètres au nord de Katmandou, la capitale du pays. Le phénomène fait ressentir un séisme de magnitude 5,2 dans la région.

Ce sont des mètres cubes d’eau qui ont parcouru avec force et fracas les vallées de Bote Koshi, de Trishuli et de Narayani sur plusieurs dizaines de kilomètres.

Le niveau aurait augmenté de neuf mètres en 30 minutes ! 

La première vague destructrice aurait déferlé à plus de 150 km/h sur ses 20 premiers kilomètres. Elle ne laissait quasiment aucune chance à ceux se trouvant sur son passage. 

Face à ce tsunami de boue soudain et fracassant, les ponts ont été happés puis emportés tels de chétives brindilles. Les maisons ont été rasées et des villages entiers engloutis et rayés de la carte. Tout simplement effrayant ! 

Lors de cet évènement sans précédent, des hommes, des femmes, des enfants ont perdu la vie. Combien ont été emportés par les flots de boue ? Cette boue chargée de millions de morceaux de bois, de pierres, de roches, de tôles et autres ferrailles, d’affaires personnelles, mais aussi de voitures, de camions et même des pans entiers de maison.

« On a pu voir qu’un énorme éboulement rocheux était survenu au nord de la vallée du Langtang. Et dans sa chute, il a embarqué le glacier. Cela a provoqué une lave torrentielle, un mélange d’eau, de boue, de blocs de glace, de rochers, de troncs d’arbres, que la coulée arrache et intègre à mesure qu’elle progresse, amplifiant sa puissance », explique Martin Ménégoz, chercheur au sein de l’Institut des géosciences de l’environnement. 

Le constat humain est dramatique !
Il y a près de 1 500 morts, plus de 5 500 disparus et des milliers de sinistrés ayant tout perdu.

Face au choc, une aide humanitaire planétaire

Choqué par l’inattendu de cette coulée de boue au Népal, la force du désastre matériel et surtout l’ampleur du drame humain, le monde et notamment les organisations non gouvernementales et autres associations humanitaires se mobilisent depuis la fin du mois d’août pour porter assistance aux familles sinistrées et sidérées.

Comme sa réponse d’urgence aux crises humanitaires ukrainiennes ou libanaises, Caridad est bien évidemment de la partie. L’association se mobilise d’urgence pour apporter son soutien humanitaire à la population népalaise affectée par les inondations.

L’association est en lien avec le père Silas Bogati, administrateur apostolique du vicariat du Népal, pour épauler les familles touchées par le cataclysme. 

Après plusieurs échanges avec le père Bogati, voici les besoins par ordre de priorité : 

  • Alimentation : les familles ont perdu leurs réserves de nourriture et leurs ustensiles de cuisine. L’aide de Caridad financera des cuisines communautaires, des repas prêts à consommer et des rations nutritives (notamment pour les enfants et les femmes). 
  • Médical : plusieurs centres de santé ont été complètement ou partiellement détruits. Il y a donc un besoin vital de médicaments, de soins d’urgence et d’un soutien psychologique pour les survivants traumatisés. 
  • Hébergement et accès à l’eau potable : l’Église locale doit aussi faire face à d’immenses défis pour l’hébergement et l’hygiène. Les sinistrés dorment sous la pluie et le froid. Il y a un manque criant de bâches, de tapis de sol et de couvertures. Enfin, l’accès à l’eau potable est coupé, impliquant des distributions d’eau et des kits d’hygiène pour éviter les épidémies.

Caridad recherche des fonds ! Même les dons les plus modestes sont puissants de charité et de bienfaits, tant matériels que moraux, pour ces personnes anéanties par ce désastre.

=> Faire au plus vite un don : https://www.helloasso.com/associations/caridad/formulaires/85

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