Madagascar : une aide au développement des plus pauvres

Dans la ville de Fianarantsoa, à 400 kilomètres au sud d’Antananarivo, la capitale malgache, les habitants ne dérogent pas à la situation de pauvreté que subissent les trois quarts de la population. Heureusement, un système de microcrédits, une initiative portée par des religieuses, permet aux plus entreprenants de se lancer dans une activité économique et redonne l’espoir dans un avenir plus clément. Cette aide au développement des plus pauvres à Madagascar est bénéfique à plus d’un titre.

Madagascar est un pays durement marqué par la misère. 3 habitants sur 4 vivent sous le seuil de pauvreté. Le revenu journalier y est de 1,68 € par tête, soit 50 € par mois. Dans de nombreuses contrées de l’île africaine, les populations les plus démunies sont en mode survie.

Des religieuses au secours des familles pauvres

Les Petites Sœurs de l’Assomption, qui disposent d’un centre d’accueil sur la commune de Fianarantsoa, ont trouvé dans les microcrédits une solution efficace pour l’émancipation économique des familles malgaches les plus pauvres.

Mère Odile, supérieure des Petites Sœurs de l’Assomption, avec une bénéficiaire d’un microcrédit. Financement de poules pour vendre des œufs. (© Irénée de Poulpiquet)

La communauté consent à de petits prêts sans taux d’intérêt. Ainsi, il est plus facile pour les bénéficiaires de rembourser leur dette que s’ils étaient allés voir une banque.

Les religieuses ont donc financé plusieurs centaines de projets de microcrédits. Elles aident ainsi les pauvres à lancer leur activité et à avoir une source de revenu.

Ce système de microcrédits améliore les conditions de vie des plus démunis. Il favorise aussi le développement économique des villages bénéficiaires du soutien des sœurs.

Développement des familles malgaches pauvres par le microcrédit

La pauvreté est endémique et les besoins sont immenses dans la ville et ses alentours qui comptent plus de 200 000 habitants.

La communauté des sœurs n’ayant pas suffisamment de moyens financiers pour aider autant de monde, Caridad a décidé en 2022 de s’engager auprès d’elle en soutenant financièrement le programme de microcrédit.

L’association contribue à sortir de nombreux Malgaches de la misère par le travail. Plus de 300 personnes parmi les plus pauvres, ainsi que leurs familles, ont pu depuis bénéficier de cette aide au développement à Madagascar, dans la région de Fianarantsoa.

Chaque microcrédit accordé permet aujourd’hui à une famille entière de subvenir à ses besoins grâce à son travail. Mieux encore, le développement de petites entreprises favorise l’embauche et sort d’autres foyers de la misère.

Des bénéficiaires d’un microcrédit pour l’élevage de porcs. (© Irénée de Poulpiquet)

Près de 60 %* des familles malgaches dans le besoin ayant bénéficié de prêts l’année passée ont vu une amélioration nette ou partielle de leurs conditions de vie.

  • Amélioration des revenus
  • Renforcement de la gestion financière
  • Réduction de la pauvreté
  • Accès renforcé à l’éducation
  • Amélioration de l’accès aux soins
  • Renforcement de la stabilité familiale

Au soutien annuel de Caridad s’ajoutent les remboursements des prêts des années précédentes. Davantage de familles bénéficient alors d’un microcrédit.

Madagascar : aider au développement des familles les plus pauvres par le financement de microcrédits

Les dons des bienfaiteurs de l’association ont un impact très fort sur le sort des pauvres de cette région de Madagascar et sur le développement économique des localités concernées.

Un don de 160 €, soit 54,40 € après déduction fiscale, permet d’attribuer un microcrédit d’une valeur de 800 000 ariarys. C’est le prix dont certains ont eu besoin pour lancer leur épicerie dans leur village.

À la rentrée 2026, les religieuses sollicitaient encore l’association pour aider 30 familles supplémentaires.

Les candidats sont rigoureusement sélectionnés en fonction de la pertinence du projet, de la pérennité de l’activité, de la personnalité du bénéficiaire, etc.

Quoi de mieux que d’aider des personnes démunies à s’en sortir par elles-mêmes, pour elles-mêmes, et d’ancrer cela pour les décennies à venir ?

Actualités