Mali : conditions d’accouchement inimaginables et inhumaines

À Barapireli, au Mali, des femmes mettent au monde leurs petits dans des conditions d’accouchement inimaginables et inhumaines. L’état de l’unique maternité de la région est impensable. Il y a peu de lits et de matelas, les tables d’accouchement sont cassées ou bien vétustes et non protégées. L’intimité et la dignité de la femme sont quasiment inexistantes lors de l’accouchement.

Barapireli est une commune rurale du centre-est du Mali située plus précisément dans le cercle de Koro et la région de Bandiagara à l’est de Mopti.

Des femmes accouchent dans des conditions inimaginables et inhumaines : unique et vétuste maternité à Barapireli

Le village mais aussi toute la campagne alentour, jusqu’à près d’une cinquantaine de kilomètres de rayon, bénéficient d’une seule maternité. Rusticité et vétusté ne sont pas de vains mots pour décrire le dispensaire.

Maternité de Barapireli (© Caridad)
Les conditions du travail des femmes enceintes, d’accouchement et d’accueil des nouveaux nés sont inhumaines à la maternité de Barapireli au Mali. (© Caridad)

Aux douleurs de la mise au monde s’ajoute l’inconfort extrême pour les femmes venant accoucher à la maternité de Barapireli. Au risque de l’accouchement s’ajoute un risque sanitaire et mortel tant pour la mère que pour son nourrisson.

Le père Léopold Diendere, curé de la paroisse de Barapireli*, fait tout pour améliorer les conditions d’accouchement et de soins au sein de cette maternité. Il nous a évoqué une situation qui ne peut plus durer.

Le père Léopold Diendere entouré de membres du personnel médical (© Caridad)

Dans cette région du Mali, il n’existe que très peu d’infrastructures médicales adaptées. Le taux de mortalité maternelle y frappe 5,62 femmes sur 1 000. Un peu plus que le taux national.

Amélioration des conditions d’accouchement : rénovation et acquisition de matériel

Caridad partage le souhait du père Léopold : une meilleure prise en charge des mères et de leurs enfants.

Pour endiguer cette situation d’accouchements dans des conditions extrêmes et indignes, il faut rénover les locaux, changer les lits et les tables d’accouchement, acquérir d’autres matériels, ainsi qu’améliorer le réseau électrique.

Tables de travail et d’accouchement actuelles (© Caridad)
Table d’accouchement vétuste (© Caridad)

Voici concrètement ce à quoi servira votre don :

  • 75 € (25,50 €**) = 1 lit
  • 150 € (51 €**) = 1 table d’examen ou 1 table de pansement
  • 375 € (127,5 €**) = 2 tables d’accouchement
  • 2 250 € (765 €**) = 1 échographie portative
  • 5 400 € (1 836 €**) = 30 lits et matelas

Même plus petit, votre don sera aussi une aide fondamentale pour fournir en d’autres matériels médicaux cette maternité (blouse, tablier, lunettes de protection, brancard, fauteuils roulants, chariots, etc.).

La prise en charge doit être digne, mais aussi confortable et sécuritaire pour ces femmes qui, pour la plupart, parcourent des kilomètres pour mettre au monde leur petit.

Oui, beaucoup font des kilomètres et ce n’est pas sans risque…

Trajets : pistes dangereuses et péril djihadiste

 « Les femmes viennent de 30 à 45 kilomètres de rayon pour donner naissance à leur bébé, explique le père Léopold. Elles sont accompagnées par leur mari et viennent très souvent en moto. Je n’ose pas vous décrire les pistes cabossées et sablonneuses de chez moi. Une chute devient fatale pour la mère et l’enfant. » 

Après ce premier périple dans l’inconfort le plus extrême – et dans la crainte de tomber en route sur une horde de djihadistes affiliés à Al-Qaïda –, les femmes vivent le travail et l’accouchement au mieux couchées sur un matelas à peine confortable, sinon étendues à même le sol. Les conditions d’accouchement sont inimaginables et inhumaines pour ces femmes du Mali.

Sur un tapis, une femme vit le travail avant l’accouchement. (© Caridad)

Vous comprenez que donner pour cette cause est d’une importance vitale et urgente !

Au-delà de l’impact concret sur la vie des femmes enceintes, notre soutien sera également porteur d’espoir pour une communauté catholique éprouvée par la persécution islamiste du JNIM (branche sahélienne d’Al-Qaïda). 

Faire un don, c’est améliorer la dignité, le confort, mais aussi la sécurité des femmes maliennes lors des accouchements et c’est bien sûr contribuer à protéger la vie du bébé à naître, au moment de la naissance et en post-partum.

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*Cette paroisse, c’est 3 prêtres, 3 religieuses, ainsi que 88 catéchistes pour une population de 350 000 habitants. Elle couvre 140 villages sur une surface de 8 150 km2 (plus qu’un département français).

**après déduction fiscale


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