En cette fin d’année 2025, Caridad se mobilise pour aider l’école Alfarah d’Alep, meutrie par près de 15 ans de guerre en Syrie. Dirigée par Soeur Maya Samaan de la Congrégration libanaise Notre-Dame du Perpétuel Secours, l’école souhaite acquérir des bus pour le transport des enfants.
Voici le message de Soeur Maya
Bonjour,
Je suis soeur Maya Samaan de la congrégation libanaise Notre Dame du Perpétuel Secours. Je dirige à Alep en Syrie l’école Alfarah de notre congrégation. Sa mission est d’élever et d’éduquer le mieux possible nos 268 élèves de toutes confessions, de soutenir leurs familles, surtout les mamans, et de donner de l’espoir à l’équipe éducative.
Notre école a été durement éprouvée par la guerre. La situation ici est encore très difficile.
Nous avons dû vendre nos bus et notre voiture pour restaurer les salles de classe. Pour accomplir notre mission, nous avons besoin d’acheter deux petits bus de 40 places. Avec ces bus, nous pourrions organiser le ramassage scolaire de nos élèves. Ils habitent souvent loin de l’école et doivent venir à pied. Nous pourrions aussi multiplier nos activités aujourd’hui très contraintes par l’absence de moyens de transport. Selon l’avis des spécialistes, chaque bus d’occasion coûte 22 000 € y compris leur remise en état avant utilisation.
Nous espérons que la générosité des potentiels donateurs nous permettra, avec l’aide de l’association Caridad, d’acheter ces bus.
Nous vous sommes par avance extrêmement reconnaissants pour votre éventuel don, quel que soit son montant.
Cinquante cinq ans au service des enfants
La congrégation Notre-Dame du Perpétuel Secours a construit sa première école en 1970, dans le centre-ville d’Alep. Puis, les soeurs ont dû le quitter sur injonction de l’État syrien. Elles ont alors ouvert en 2000 une nouvelle structure, l’école Alfarah, « la joie » en arabe. En 2011, lorsque la guerre a éclaté, 1 200 élèves y étaient scolarisés.
« Notre école a été pillée, brûlée et ruinée »
Rapidement, l’école a été réquisitionnée par l’armée comme terrain de défense. Les soeurs ont dû la quitter sur le champ. Dans la précipitation, elles trouvent un appartement à louer. Mais elles ignoraient qu’il était situé dans un quartier musulman fanatisé. Elles ont donc été obligée de partir s’installer ailleurs. Pendant huit ans, malgré la guerre, elles ont réussi à maintenir un semblant d’école pour quelques élèves.
Dès que la situation s’est stabilisée, elle ont pû retourner dans les locaux de l’école Alfarah. Il en restait seulement les murs. « Notre l’école avait été pillée, brûlée et ruinée », témoigne Soeur Maya.

Pour reconstruire l’école, les soeurs ont du vendre trois bus et la voiture de la communauté.
« Par manque d’argent, les soeurs n’arrivaient pas à payer les impôts au gouvernement. Quand j’ai été nommée à Alep, j’ai du rembourser les dettes de l’école à l’État. C’est grâce à Dieu et aux associations, que nous avons pu déjà réparer le toit, restaurer la bibliothèque et le pavillon de la section maternelle sur la photo ci-dessous », conclue Soeur Maya.

Les soeurs ont absolument besoin d’acheter deux petits bus. La situation actuelle est très difficile et leurs besoins sont urgents.


