Madagascar : des microcrédits pour l’émancipation économique des plus pauvres

Caridad finance depuis 2022 un programme de microcrédits favorisant l’émancipation économique des familles malgaches les plus pauvres.

Madagascar est un pays où 3 habitants sur 4 vivent sous le seuil de pauvreté. Le revenu journalier y est de 1,68 € par tête. La survie est le maître-mot. Heureusement, un système de microcrédits, une initiative portée par des religieuses, permet aux plus entreprenants de se lancer dans une activité économique.

Dans la ville de Fianarantsoa, à 400 km au sud d’Antananarivo, la capitale malgache, les habitants ne dérogent pas à la situation de pauvreté que subissent les trois quarts de la population.

Ils vivent pour la très grande majorité de petits boulots précaires. Lorsque des crises frappent le pays, ils sont les premiers à se retrouver à la rue. Sans chômage ni aides sociales, ils n’ont plus les moyens de subvenir aux besoins essentiels de leurs familles. La mendicité devient alors leur quotidien.

Deux communautés de religieuses ont trouvé dans les microcrédits une solution efficace pour l’émancipation économique des familles malgaches les plus pauvres.

Pour créer une entreprise et démarrer son activité, il est indispensable d’avancer de l’argent. Pour cela, le crédit se révèle souvent nécessaire. Mais, lorsqu’on est en situation de précarité, il est quasiment impossible d’obtenir un prêt.

C’est là qu’interviennent les sœurs cisterciennes de Campénéac et les Petites Sœurs de l’Assomption qui disposent chacune d’un monastère sur la commune de Fianarantsoa.

Les deux communautés consentent à de petits prêts sans taux d’intérêt. De ce fait, il est plus facile pour les bénéficiaires de rembourser leur dette que s’ils étaient allés voir une banque.

Les religieuses ont donc lancé plusieurs dizaines de projets de microcrédits pour aider les pauvres à lancer leur entreprise et avoir une source de revenu. Cela contribue en outre au développement économique des villages bénéficiaires du soutien des sœurs.

Les microcrédits visent à améliorer les conditions de vie des plus démunis en facilitant leur accès à des activités économiques. Et cela fonctionne !

Les religieuses croulent sous les demandes. La pauvreté est endémique et les besoins sont immenses dans la ville et ses alentours qui comptent plus de 200 000 habitants.

Or, les religieuses n’ont pas les moyens financiers pour aider autant de personnes. C’est pourquoi Caridad a décidé en 2022 de s’engager auprès des sœurs en soutenant financièrement le programme de microcrédits et ainsi sortir de nombreux Malgaches de la misère par le travail. Plus de 300 bénéficiaires, ainsi que leurs familles, ont pu depuis bénéficier de cette aide, dans la région de Fianarantsoa.

Chaque microcrédit accordé permet aujourd’hui à une famille entière de subvenir à ses besoins grâce à son travail. Mieux encore, le développement de petites entreprises favorise l’embauche et sort d’autres foyers de la misère.

En 2024, ce sont 56 entrepreneurs (briquetiers, éleveurs, commerçants, etc.) qui ont lancé leurs activités grâce aux dons des bienfaiteurs de Caridad. Pour la plupart des familles, les revenus issus des activités des parents permettent de scolariser leurs enfants.

À notre soutien annuel s’ajoutent les remboursements des prêts des années précédentes. Davantage de familles bénéficient alors d’un microcrédit. Ce système profite à un grand nombre de personnes.

Les dons de nos donateurs ont un impact très fort sur le sort des pauvres de Madagascar et sur le développement économique des localités concernées.

À titre d’exemple, un don de 45 €, soit 15,30 € après déduction fiscale, permet d’attribuer un microcrédit d’une valeur de 200 000 ariarys. C’est le prix dont certains ont eu besoin pour lancer leur épicerie dans leur village.